Histoire de la Grenette

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D’abord halle au grains...

Vers 1840 les notables d’Ambérieu décidèrent la construction d’une halle aux grains pour remplacer les vieilles halles médiévales pourrissantes. Propriétaires aisés pour la plupart, enrichis dans le négoce, ils firent appel à l’architecte lyonnais Claude-Anthelme Benoît et lui demandèrent, en quelque sorte, d’élever un temple à l’honnêteté possible du commerce. Ce fut La Grenette, élégante construction à arcades posées sur des piliers et colonnes formant atrium au rez-de-chaussée qui abrita le commerce des grains et bestiaux pendant plusieurs dizaines d’années. Puis la fonction agricole se perdit peu à peu et les colonnades disparurent sous les encombrements.

Puis salle des fêtes...

L’étage fut remanié en 1880 pour accueillir une salle des fêtes couronnée d’un magnifique plafond en lattes de pin évoquant une coque de bateau renversé. Sur la scène découpée par un arc triomphal se produisait l’Harmonie municipale pour des concerts et des grands bals rassemblant la meilleure société ambarroise.

Lors de la Première Guerre mondiale, La Grenette fut reconvertie en hôpital pour accueillir les blessés de retour du front. Mais elle reprit très vite sa fonction de salle des fêtes et jusque dans les années cinquante-soixante elle fut le lieu privilégié de trépidants bals populaires rendus inoubliables par la joie de la Libération.

... Et pour finir, bibliothèque

En 1975, la municipalité décida une réhabilitation afin de loger au premier étage la vieille bibliothèque populaire jusqu’alors associative et tenue par des pionnières bénévoles de la lecture publique. Par souci d’économie de chauffage, on fit un faux plafond et le lattis harmonieux fut caché à la vue. Une rutilante bibliothèque au mobilier orange accueillit donc à l’étage les vagues successives de jeunes lecteurs, ceci jusqu’en 1990. À cette date, la municipalité décida de rendre l’établissement plus accessible, de le moderniser et d’installer ce qui serait désormais une médiathèque, en mezzanine et au rez-de-chaussée.

La création de l’APA en 1992 vint à point donner une âme à l’étage déserté et l’ouvroir autobiographique animé par les bénévoles de l’APA occupa bien vite l’estrade réservée naguère aux musiciens, tandis que la grande salle accueillait expositions et animations assurées conjointement par la médiathèque ou l’APA.

Seuls quelques téméraires juchés sur des escabeaux avaient une idée des splendeurs cachées jusqu’à ce que les élus lancent en 2003 le programme des travaux nécessaires afin de rendre aux ambarrois ce patrimoine unique et précieux.

L’année 2007 aura vu la fin de ce long chantier.

Les visiteurs peuvent désormais entrer, recueillis, dans une salle d’étude voûtée en cathédrale ; admirer une exposition ; se diriger discrètement vers le haut bout de la salle, dédié aux chercheurs venus travailler sur les textes de l’association sous le regard de la secrétaire de l’APA dans son bureau vitré et sous l’œil bleu de la borne wifi. Et s’asseoir autour de la table d’étude pour se pencher sur une sélection d’autobiographies inédites ou éditées des gens de l’Ain rassemblées en libre accès. Le reste du fonds est en réserve et en accès indirect via catalogues « Garde-mémoires » et fichiers informatisés.

La Grenette aux mémoires est désormais prête pour les évolutions technologiques présentes et à venir.

Bazar Loup

La médiathèque s’élève en partie sur ce qui fut le bazar Loup.

Bric à brac métaphysique ; il proposait de quoi assurer le passage de l’homme sur cette terre, depuis les articles de baptême jusqu’aux couronnes mortuaires. On pouvait aussi faire apprêter des peaux de chat et acheter de la limonade maison.

Pieusement conservées dans notre Grenette aux mémoires, cartes postales, photos anciennes, étiquettes de limonade ou de saucisson témoignent de la vie d’autrefois...

Adresses utiles

Médiathèque la Grenette

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